Investir en Algérie : les 5 meilleures pistes pour placer ses économies

Le contexte économique actuel de l’Algérie est difficile. Chute vertigineuse du prix du pétrole, l’effondrement de la valeur du dinars … Et beaucoup d’autres facteurs qui ont mis à rude épreuve le pouvoir d’achat des ménages et la loi de finance 2018 n’arrange pas les chose. Si vous avez de l’épargne ou vous avez hérité d’une somme d’argent il est temps de l’investir. Mais comment ? Quels sont les bons placements ?

Pour répondre à ses questions nous avons fait appel à l’expert financier et ex ministre des finances, Abderrahmane Benkhalfa, qui a cité les cinq meilleurs placements à privilégier.

La banque

Le livret d’épargne est l’investissement le plus sécurisé. Selon cet expert, il y a zéro risque de perte car, dira-t-il, il est très rare ou même impossible qu’une banque déclare faillite. Donc le livret d’épargne peut être très intéressant si le montant de l’investissement est important et se fait sur le long terme. « Le taux d’intérêt dépend du montant et de la durée de l’investissement et peut se négocier jusqu’à 5 % » précise M.Benkhelfa. Le rendement s’effectue à la fin de chaque année.

L’emprunt obligataire

L’emprunt obligataire est une solution d’investissement intéressante. Il s’agit d’une créance que détient son propriétaire par rapport à une entreprise ou un organisme. Pouvant être mis à la vente ou cédé avant la date de sa fin d’échéance, son prix varie en fonction de celui du marché. C’est un titre coté en bourse, où l’intéressé prête de l’argent à l’Etat ou à une société. En retour, il recevra donc des intérêts ou des bénéfices sur prêt dont le montant est calculé par rapport au taux fixé. Pour M.Benkhalfa ce placement peut s’avérer plus intéressant que la banque vue le taux d’intérêt qui avoisine les 5% fixé par le gouvernement.

Acheter des parts en PME

Cette forme d’investissement, au potentiel de gains énormes, est accessible. Elle est réservée à des fonds spécialisés, capables d’investir des sommes importantes d’un seul coup pour prendre possession de 20 à 30% du capital d’une start-up en phase de lancement. Mais le risque est très élevé, nombre de ces PME étant vouées à la faillite. En effet, Benkhelfa affirme que plus le gain est important plus le risque de perte est énorme.

L’or

L’or étant la valeur refuge, il est toujours bon d’en avoir un peu en portefeuille. C’est un investissement dont le rendement est rapide. Surtout que ces dernières années, le prix de l’or a connu d’importantes augmentations dans les bourses internationales, note le spécialiste.

L’immobilier

Qui dit investir en Algérie dit l’immobilier. En effet, l’immobilier est un secteur qui peut rapporter énormément d’argent, en dépit de sa complexité. Selon Abdarrahmen Benkhelfa, l’immobilier peut être un bon investissement si le bien qu’on acquiert est mis à la location. C’est ce qu’on appelle l’investissement locatif. Il y’a aussi le coût de la plus-value immobilière. « On peut acheter un appartement a deux milliard et dans cinq à six années on le revend à 2.5 milliards », a-t-il fait remarquer. Même son de cloche du côté de Lotfi Ramdani, fondateur du site des annonces immobilières Lkeria et spécialiste de l’immobilier et du logement en Algérie, qui estime qu’acheter un appartement à Alger est plus intéressant que de l’acheter à Paris dans le cadre d’un investissement locatif. Et pour cause, un f3 dans la région parisienne coûte en moyenne 400 000 euros alors qu’il se loue 1000 euros par mois. « D’après les calculs du ratio, il faut plus de 400 mensualités pour rembourser le prêt bancaire et assurer le rendement sur une vingtaine d’année», a-t-il précisé. De plus la taxe foncière peut coûter jusqu’à 4000 euros par an. Alors qu’à Alger pour acheter un f3 il faut débourser en moyenne 17 millions de DA. Le retour de cet investissement se fait au bout de 283 mensualités. Enfin, à première vue investir dans l’immobilier reste intéressant, mais il faut bien analyser les options qui s’offrent à nous, notamment, calculer les variations du marché, étudier la loi en vigueur (la taxe de 5% sur la prévalue…)

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